En RDC, le milieu universitaire est de plus en plus miné par des antivaleurs. Chaque année académique est marquée par des actes qui n’honorent pas l’enseignement supérieur et universitaire. Points sexuellement transmissibles par ci, affrontements entre étudiants par là pour ne citer que ces deux cas qui illustrent bien les antivaleurs dans les différents campus de la Rdc. Des comportements décriés par le ministre de l’ESU qui tient à les voir disparaître.

“Points sexuellement transmissibles”, corruption,  favoritisme et tribalisme, le milieu universitaire congolais est gangrené d’anti-valeurs qui l’empêchent parfois de produire des résultats probants

Ce sont des antivaleurs qui sont devenues au fil des années pour certains étudiants, une véritable garantie pour passer de classe mieux pour assurer la réussite. Une pratique qui constitue, d’une part, un danger permanent pour l’avenir de la jeunesse congolaise, d’autre part, elle semble devenir une source de revenus sûre pour certains enseignants (professeurs, chefs de travaux ou encore assistants). Actuellement, pour passer des promotions, d’une part, plusieurs étudiants congolais qui n’ont pas réalisé de bons points aux travaux pratiques, interrogations et examens négocient la côte acceptable auprès de certains professeurs, chefs de travaux ou assistants moyennant une somme d’argent, et d’autre part, l’achat obligatoire des syllabus, questionnaires des TP et interrogations conditionne également la réussite dans plusieurs universités et instituts supérieurs de la RD Congo. Moralité, la plupart de ceux qui terminent les études universitaires ont du mal à faire face au monde du travail.

Paroles aux étudiants

Pour mieux comprendre le contour de cette pratique, Comités d’Organisation Forum des étudiants Congolais est allé à la rencontre des concernés directs de cette triste réalité : le corps professoral et les étudiants. Lubungu Matondo, finaliste en économie monétaire à l’Université Libre de Kinshasa, ULK, accorde la grande part de responsabilité aux étudiants. Selon elle, les étudiants paresseux et irresponsables sont ceux qui affectionnent le plus cette pratique, particulièrement les filles qui passent leur temps à parler shopping, séries télévisées et théâtres au lieu de discuter des enseignements reçus à l’université.

Du côté de l’ISAM/Kin, Wiclive Budinda finaliste en modélisme qui, selon elle, favorisent ces antivaleurs. « Ils font express de composer des travaux pratiques et interrogations difficiles pour amener les étudiants qui échoueront à les contacter pour un éventuel branchement » a-t-elle ajouté. Grace Bola, finaliste en Sciences de l’informatique, option technique de maintenance à l’Institut Supérieur de l’informatique, programmation et analyse (ISIPA) , s’en prend à la vente des syllabus qui être bannie en milieu universitaire pour lutter contre ce malheureux phénomène.

Cicéron Budinda

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